un don qui peut sauver des vies

Un don de cellules qui fabriquent le sang

Qu’est-ce que le sang de cordon ?

Le sang de cordon, également appelé sang placentaire, est le sang qui est présent dans le placenta et dans le cordon ombilical. Il est intéressant d’un point de vue médical car il contient des cellules souches hématopoïétiques, qui produisent tout au long de notre vie l’ensemble des cellules présentes dans le sang :

  • les globules rouges qui transportent l’oxygène ;
  • les globules blancs qui luttent contre les infections ;
  • les plaquettes qui arrêtent les saignements.

Les cellules souches hématopoïétiques se retrouvent aussi dans la moelle osseuse : www.dondemoelleosseuse.fr

Faire un don de sang de cordon, c’est donc donner à un malade la possibilité de fabriquer un « nouveau sang » et dans certains cas, de guérir.

À la recherche du donneur compatible

Toute greffe nécessite une compatibilité entre le donneur et le receveur, chaque personne possédant une « carte d’identité biologique » qui lui est propre. C’est la similitude entre deux cartes d’identité biologique qui détermine la compatibilité entre deux personnes et la possibilité de faire une greffe.

Cette compatibilité est très rare (1 sur 1 million entre deux individus qui ne sont pas de la même famille). C’est pourquoi chaque don compte car c’est une chance supplémentaire de guérison pour les malades qui ont besoin d’une greffe.

Faire un don de sang de cordon, c’est donc donner une chance supplémentaire à un malade de trouver un donneur compatible.

Les maladies traitées

Quelles sont les maladies qui peuvent être traitées avec le sang de cordon ?

De manière générale, les cellules souches présentes dans le sang de cordon sont utilisées pour traiter les maladies du sang qui sont la plupart du temps des cancers, comme les leucémies ou les lymphomes.

Les cellules souches présentes dans le sang de cordon ont l’avantage d’être « naïves », c'est-à-dire qu’elles génèrent potentiellement moins de complications immunologiques après la greffe que lors d’une greffe de moelle osseuse. Cependant, le sang de cordon ne peut être indiqué dans tous les cas, car il a d’autres caractéristiques qui sont parfois moins favorables que la moelle osseuse.

Dans quels cas pratique-t-on la greffe de sang de cordon ?

Lorsque qu’un malade a besoin d’une greffe de moelle osseuse, le médecin greffeur recherche un donneur compatible au sein de la famille du malade car les chances sont bien supérieures. En effet, la probabilité d’être compatible avec un frère ou une sœur est de un sur quatre.

Si personne n’est compatible dans la famille, le médecin greffeur interroge alors le registre France greffe de moelle, pour trouver un donneur de moelle osseuse compatible avec le malade. La moelle osseuse contient – comme le sang de cordon – des cellules hématopoïétiques, permettant de produire les cellules du sang.

En parallèle et en cas d’absence d’un donneur compatible, il interroge également le registre pour voir si du sang de cordon compatible est disponible.

Le sang placentaire représente une source complémentaire de cellules souches hématopoïétiques. Il ne se substitue pas au don de moelle osseuse. Il représente une chance supplémentaire de guérison pour les malades.

Faire un don de sang de cordon, c’est donc donner plus de chances de guérison aux personnes atteintes de maladies graves du sang.

Les besoins actuels

Une pratique installée

La première greffe du sang de cordon a eu lieu en 1988, à cette époque, seuls les enfants pouvaient en bénéficier. Aujourd’hui, cette pratique est devenue un vrai choix thérapeutique. Parce que le sang placentaire exige une moins grande compatibilité entre donneur et receveur que lors d’une greffe de moelle osseuse, le nombre de greffes de sang placentaire augmente régulièrement, notamment depuis 2005. À cette date, les études médicales ont montré qu’il était possible de réaliser une greffe de sang placentaire pour les adultes avec des résultats similaires aux greffes de moelle osseuse, dans des indications bien précises comme la leucémie aiguë.

Il concerne actuellement 22 % des greffes, soit 200 par an en moyenne en France (source : Rapport médical et scientifique de l’Agence de la biomédecine 2013).

L'objectif des 30 000 unités de sang placentaire stockées a été atteint en décembre 2013. Aujourd'hui, dans le but de mieux répondre aux patients, l'attention va se porter sur la qualité des greffons plutôt que sur la qualité et la diversité des profils recueillis.

Une solidarité nécessaire en France,
mais aussi entre les différents pays


Tous les ans, en France, près de 2 000 patients atteints de maladie grave du sang ont besoin d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques (cellules précurseurs du sang présentes dans la moelle osseuse ou le sang de cordon).

La probabilité de trouver un donneur pour un malade qui a besoin d’une greffe de moelle osseuse s’accroît tout de même d’année en année grâce au réseau de solidarité tissé par les registres à travers le monde. En effet, actuellement, 74 pays sont en lien les uns avec les autres pour augmenter les chances de trouver pour chaque malade un donneur ou une unité de sang placentaire compatible. À la fin de l’année 2013, 601 000 unités de sang de cordon étaient répertoriées dans le monde. Faire un don de sang de cordon, c’est donc participer à la constitution d’une réserve française de sang de cordon, qui permet de donner plus d’espoir aux malades soignés en France mais aussi à l’étranger.